Vers une maturité de l’écosystème : pour une additionnalité plus transparente et mieux mesurée
La montée en exigence autour de l’additionnalité est un moteur de maturité pour l’écosystème de la finance à impact. Nous observons, ces dernières années, une structuration accrue ; les gérants de fonds, de plus en plus, intègrent dans leurs reportings non seulement une obligation de résultats mais aussi une politique claire de preuve d’additionnalité (voir par exemple les rapports de Mirova, INCO, ou KOIS Invest).
De nouvelles formes de coopération émergent également, à l’exemple des « Social Impact Bonds», qui conditionnent tout retour financier à la réalisation mesurée d’effets sociaux strictement additionnels.
Face à un univers où l’affichage de l’impact est devenu monnaie courante, l’exigence d’additionnalité n’est pas un luxe. Elle est la garantie minimale du sérieux, de la différenciation et de la légitimité de toute finance qui se veut transformative et responsable.
La professionnalisation des outils, la transparence sur les limites, et la volonté de croiser méthodes qualitatives et quantitatives constituent la feuille de route encore largement devant nous.
L’additionnalité demeure un défi ouvert. C’est en assumant collectivement cette exigence et en acceptant d’être jugés sur notre capacité à prouver la valeur réelle créée que l’investissement à impact social sortira de l’entre-soi des promesses pour affronter, avec maturité, la réalité des transformations attendues.